Concernant les élections américaines…

Je ne peux concéder comme réalité la cacophonie de casquettes rouges hurlant, bondissant sur mon écran. Impuissante, incrédule, crevée, c’est à 2 h 49 que les images auxquelles je n’osais croire se sont concrétisées : Donald J. Trump s’apprêtait à s’adresser aux États-Uniens et aux États-Uniennes en tant que président désigné.

Haut-le-coeur.

Je vis dans une ère dans laquelle des votants ont préféré griffoner Harambe, plutôt que de contrer un misogyne, un raciste, un déplorable; dans une ère où le pouvoir peut être concéder à une personnalité haineuse qui ne sait contenir ses propos sur les réseaux sociaux (alors qu’on nous rappelle sans cesse de ménager nos activités sur le Web faute de rebuter un éventuel employeur); dans une ère qui n’impose guère de conséquences tangibles aux agresseurs sexuels (Quel message lançons-nous aux victimes de crimes sexuels?).

Bas-le-coeur.

Toutefois, je vis également dans un pays où, en tant qu’être humain, certes, mais aussi en tant que femme, je peux voter, m’exprimer, contester, aimer. La légalisation du mariage entre personnes de même sexe chez nos voisins du Sud, l’instauration d’un Cabinet représentatif de la démographie genrée : 2015 décelait des parcelles prometteuses (pour la Nord-Américaine que je suis). Certes, l’amélioration est de mise en matière d’égalité, d’environnement, d’éducation, de liberté d’expression, de protection de la vie privée, entre autres. Or, le progrès est apporté par des citoyens actifs, des citoyens réfléchis, des citoyens qui redirigent leur énergie colérique vers l’accomplissement d’un but commun (telle l’équité salariale — la féministe en moi n’a pu résister à faire un clin d’oeil à cette revendication).

Malgré l’élection d’un candidat exhibant un contenu, une décence ainsi qu’un vocablaire dévoilant sa (pauvre) réflexion, sa compassion (médiocre) ainsi que ses compétences (douteuses), je refuse de perdre espoir face au progrès, je refuse de me laisser abattre; il est primordial d’avancer sur le chemin que nous avons déjà commencé à tracer (Oui, oui, encore une formulation cliché, my bad!), de ne point craindre d’user de notre voix comme outil contre l’oppression et de transmettre nos idées, nos convictions. Nous aussi pouvont hurler, bondir. En outre, il est de mon humble avis qu’un homme seul ne peut guère remodeler le globe; c’est nous, les citoyens, le peuple, qui, ensemble, détenons le pouvoir de bâtir un avenir à notre image, un monde plus juste, lequel nous confère fierté et épanouissement. (Quétaine, je sonne; optimiste, je suis.)

Foi-de-coeur?

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