Initiation au zéro déchet : le recyclage

Hola gang!

Pour mes 21 ans, j’ai décidé de m’initier au mouvement zéro déchet.

Je suis loin d’être une consommatrice modérée; j’ai ce petit défaut mensuel de me laisser tenter par un article de vêtement ou deux (ou dix), je prends des douches qui durent deux éternités, je défriche l’Amazonie à moi toute seule pour avoir mes diapositives PowerPoint sur papier — pas de ma faute si on passe à travers 112 diapositives à chaque cours de biodiversité!

Or, il n’est jamais trop tard pour réduire sa consommation ainsi que l’impact environnemental de ladite consommation — surtout quand j’ai opté pour un bac dont l’orientation est la biodiversité, l’écologie et l’évolution, tsé! Je me suis donc résolue à vous partager cette aventure dans laquelle je me suis embarquée. (On dévie moins de ses objectifs lorsqu’on les expose au public — à moins d’être politicien.)

Chapitre I : le recyclage

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Source : Recyc-Québec, 2017

Que pouvons-nous recycler?

  • Le papier et le carton
  • Le plastique
  • Le verre
  • Le métal

Référez-vous à l’affiche ci-dessus pour de plus amples informations ou consultez le site Internet www.recreer.ca/quoi-recuperer/. Notez qu’il faut faire un sac de plastique de sacs de plastique… C’est-à-dire qu’il faut que vous regroupez vos sacs de plastique à l’intérieur d’un autre sac de plastique pour faciliter le tri. (C’est une information utile, mais je voulais surtout incorporer «sac de plastique de sacs de plastique» dans mon texte.)

  • Les sacs de chips (mise à jour de la publication originale)

Suite à ma gourmandise de truie, je me demandais si le sac de Doritos que je venais de vider était recyclable. J’étais assez déçue d’apprendre que les sacs de chips ne vont pas dans le bac de recyclage! 😦 Or, TerraCycle recycle lesdits sacs!!! Il ne suffit que de suivre les instructions sur leur site Internet www.terracycle.com/en-US/brigades/haincelestial.

  • Les stylos
  • Les porte-mines
  • Les marqueurs
  • Les marqueurs permanents
  • Les surligneurs
  • Les cartouches d’encre

Bureau en Gros (Staples) collabore avec TerraCycle afin d’offrir un programme de recyclage des instruments d’écriture. Ne jetez plus vos surligneurs asséchés ni vos stylos qui ont rendu l’âme à la poubelle! Vous pouvez les déposer dans un bac prévu à cet effet à l’entrée d’un Bureau en Gros. (Je vous conseille de passer un coup de fil à votre succursale locale pour savoir si elle offre ce service avant de vous déplacer — celle de Saint-Bruno, si!) Vous retrouverez aussi un bac pour vos vieilles cartouches d’encre.

  • Les appareils électroniques

Plusieurs options s’offrent à vous. Encore une fois, Bureau en Gros récupère les appareils électroniques dont vous n’avez plus besoin. Ce service est aussi disponible chez Best Buy. De plus, six électrobacs sont à votre disposition à l’UdeM. Vous pouvez trouver un point de dépôt sur le site Internet recyclermeselectroniques.ca/qc/quoi-faire/ou-recycler/. Les produits acceptés sont listés sur le site Internet recyclermeselectroniques.ca/qc/quoi-faire/quoi-recycler/.

  • Les vêtements, les chaussures et les accesoires de mode
  • D’autres articles usagés (jouets, articles pour la maison, articles de sport…)

Encore une fois, il existe une panoplie d’options pour que vos vieux fringues ne finissent pas dans un site d’enfouissement. Vous pouvez déposer vos vêtements démodés (genre les souliers de skate qui vous permettaient de danser sur Crank That de Soulja Boy au primaire ou les vêtements de marque Joshua Perets/Ed Hardy témoignant d’une époque louche dans les écoles secondaires privées du 450) ainsi que d’autres articles usagés (tels les articles de cuisine, les lampes, les CDs, les DVDs) dans une boîte de don bleue associée à la fondation de la déficience intellectuelle Le Support. Les articles sont vendus au Village des Valeurs et tous les profits sont remis à la fondation.

Renaissance récupère aussi les vêtements et les articles usagés autres par l’entremise des centres de don ainsi que des boîtes de don.

De plus, H&M récupère votre vieux linge et vous donne un bon de 5$ sur un achat de 30$ pour chaque sac de vêtements (lequel doit contenir au moins 3 morceaux de vêtement) que vous apportez en boutique.

Vous pouvez aussi vendre vos fringues grâce à l’un des nombreux groupes Facebook prévus à cet effet. Personnellement, j’ai eu du succès avec le groupe Vide ton DRESSSING .(Femmes) Montréal.

De surcroît, vous pouvez vous renseigner auprès de vos fripperies locales (souvent, elles offrent des compensatons monétaires) ou de l’Hopital de Montréal pour enfants (je suis sûre que les jouets dont vous vous êtes lassés ainsi que le sac de peluches traînant dans votre sous-sol feraient le bonheur de plusieurs gamins).

  • Les livres

Hola! J’accepte tout don de livre… ou presque! Sinon, l’arrondissement de CND—NDG offre un service d’échange de livres appelé le Livre-service. (Dans le temps que je fréquentais le Cégep Édouard-Montpetit, il y avait un service d’échange de livres dans le couloir des écrivains, mais je ne sais pas si ledit service est encore d’actualité.) L’UdeM accepte aussi les dons de livres — je ne dirai pas non à de nouveaux manuels de bio dans l’ÉPC-Biologie! De plus, vous pouvez vendre vos livres sur les groupes Facebook prévus à cet effet (genre CEM Livres usagés), mais pour ça, je ne vous apprends rien de nouveau.

Bref, fini les excuses! Le recyclage, ce n’est vraiment pas tant compliqué — surtout quand toutes ces options sont facilement trouvables à l’aide d’une simple recherche sur Google. 😉

Quick words in reaction to tonight’s heinous shooting…

It is a serious predicament to try to comprehend this disbelieving reality. I feel like I’m sleeping through a nightmare, an amalgamation of every dystopian book and movie I consumed. I need to wake up. We need to wake up. And to the people who were already awakened, good morning, we want to unite. Love. Compassion. Education. We need to be proactive citizens who inspire acceptance and tolerance. To the victims’ friends and family, I am sorry. This is not okay. It never was. Let’s be heard. Let everyone know that we do not condone hate.

Concernant les élections américaines…

Je ne peux concéder comme réalité la cacophonie de casquettes rouges hurlant, bondissant sur mon écran. Impuissante, incrédule, crevée, c’est à 2 h 49 que les images auxquelles je n’osais croire se sont concrétisées : Donald J. Trump s’apprêtait à s’adresser aux États-Uniens et aux États-Uniennes en tant que président désigné.

Haut-le-coeur.

Je vis dans une ère dans laquelle des votants ont préféré griffoner Harambe, plutôt que de contrer un misogyne, un raciste, un déplorable; dans une ère où le pouvoir peut être concéder à une personnalité haineuse qui ne sait contenir ses propos sur les réseaux sociaux (alors qu’on nous rappelle sans cesse de ménager nos activités sur le Web faute de rebuter un éventuel employeur); dans une ère qui n’impose guère de conséquences tangibles aux agresseurs sexuels (Quel message lançons-nous aux victimes de crimes sexuels?).

Bas-le-coeur.

Toutefois, je vis également dans un pays où, en tant qu’être humain, certes, mais aussi en tant que femme, je peux voter, m’exprimer, contester, aimer. La légalisation du mariage entre personnes de même sexe chez nos voisins du Sud, l’instauration d’un Cabinet représentatif de la démographie genrée : 2015 décelait des parcelles prometteuses (pour la Nord-Américaine que je suis). Certes, l’amélioration est de mise en matière d’égalité, d’environnement, d’éducation, de liberté d’expression, de protection de la vie privée, entre autres. Or, le progrès est apporté par des citoyens actifs, des citoyens réfléchis, des citoyens qui redirigent leur énergie colérique vers l’accomplissement d’un but commun (telle l’équité salariale — la féministe en moi n’a pu résister à faire un clin d’oeil à cette revendication).

Malgré l’élection d’un candidat exhibant un contenu, une décence ainsi qu’un vocablaire dévoilant sa (pauvre) réflexion, sa compassion (médiocre) ainsi que ses compétences (douteuses), je refuse de perdre espoir face au progrès, je refuse de me laisser abattre; il est primordial d’avancer sur le chemin que nous avons déjà commencé à tracer (Oui, oui, encore une formulation cliché, my bad!), de ne point craindre d’user de notre voix comme outil contre l’oppression et de transmettre nos idées, nos convictions. Nous aussi pouvont hurler, bondir. En outre, il est de mon humble avis qu’un homme seul ne peut guère remodeler le globe; c’est nous, les citoyens, le peuple, qui, ensemble, détenons le pouvoir de bâtir un avenir à notre image, un monde plus juste, lequel nous confère fierté et épanouissement. (Quétaine, je sonne; optimiste, je suis.)

Foi-de-coeur?